Je suis tombée sous le charme de Bohol pour ce mélange rare entre nature spectaculaire et authenticité préservée. Cette île des Visayas centrales offre une diversité incroyable : les fameuses Chocolate Hills, qui ressemblent à des centaines de puddings renversés sur un plateau, des plages de sable blanc sans l'hystérie touristique de Boracay, et les plus petits primates du monde, les tarsiers, qui vous regardent avec leurs yeux immenses. Ce qui me plaît particulièrement, c'est que Bohol reste accessible financièrement tout en proposant des hébergements de qualité. L'île se visite facilement en indépendant, les locaux sont exceptionnellement accueillants, et contrairement à Palawan qui demande plus de logistique, tout est relativement compact ici. La plongée à Balicasag et Panglao rivalise avec les meilleurs spots des Philippines, et la Loboc River offre une parenthèse apaisante loin du tumulte manillais. Pour un solo francophone qui veut explorer une destination complète sans se compliquer la vie, Bohol coche toutes les cases.
L'aéroport international de Panglao (TAG) a transformé l'accessibilité de Bohol depuis son ouverture en 2018. Cebu Pacific, Philippine Airlines et AirAsia proposent des vols directs depuis Manille (1h15, à partir de 40-60€ en réservant à l'avance). Depuis Cebu, c'est encore plus proche : 30 minutes de vol et environ 30-50€. Des vols existent aussi depuis El Nido et d'autres îles. J'apprécie ces vols courts qui évitent les trajets terrestres interminables.
L'alternative maritime reste populaire et franchement agréable. Depuis Cebu City, Ocean Jet et SuperCat opèrent des ferries rapides vers Tagbilaran (2h, 500-800 pesos soit 9-14€). Les départs sont fréquents, environ toutes les deux heures de 6h à 18h. Le terminal de Pier 1 à Cebu est bien organisé, et la traversée offre de jolies vues sur les îles. Par contre, évitez les ferries lents qui mettent 4h : ça ne vaut pas l'économie de 200 pesos.
Depuis Dumaguete (Negros), c'est encore plus simple : Ocean Jet relie Tagbilaran en 1h30 (650 pesos). Pratique si vous combinez plusieurs îles des Visayas.
Louer un scooter reste ma recommandation numéro un pour Bohol si vous êtes à l'aise avec la conduite asiatique. Les routes principales sont correctes, la circulation raisonnable comparée à Manille, et ça coûte 300-500 pesos par jour (5-9€). Les agences se concentrent à Panglao et Tagbilaran, pas besoin de réserver. Vérifiez bien les freins et l'état général, prenez une photo de chaque éraflure existante.
Les tricycles fonctionnent pour les courtes distances : 50-100 pesos selon la négociation. À Panglao, comptez 150-200 pesos pour aller d'Alona Beach à Dumaluan Beach par exemple. Ils refusent rarement de partir, même seul.
Pour une journée d'exploration (Chocolate Hills, tarsiers, Loboc), deux options : louer un van avec chauffeur (2500-3500 pesos pour 8h, se partage facilement avec d'autres voyageurs croisés dans votre guesthouse) ou organiser un tour packagé (1200-1800 pesos par personne tout compris). Je préfère la première option, qui laisse plus de flexibilité sur les horaires.
Grab fonctionne autour de Tagbilaran et Panglao, mais la couverture reste limitée comparée à Manille. Téléchargez aussi l'application locale Move It pour plus de choix.
À Panglao
Amorita Resort (Panglao) : mon préféré dans cette gamme car l'architecture épouse la falaise avec des vues imprenables sur Bohol Sea. Piscine à débordement magnifique, chambres spacieuses et design contemporain sans tomber dans le clinquant. Restaurant excellent. À partir de 180€ la nuit.
South Palms Resort (Panglao) : directement sur une plage privée tranquille, loin de l'agitation d'Alona. Cottages philippins réinventés avec goût, spa réputé, plusieurs restaurants. Personnel attentionné sans être étouffant. Environ 150€ la nuit.
Bellevue Resort (Panglao) : le plus grand complexe de l'île avec tous les équipements imaginables : multiples piscines, waterpark pour familles, plage aménagée. Moins intime mais parfait si vous voulez tout sur place. 160€ et plus.
Villa Formosa Panglao : mon hôtel préféré, situé à une dizaine de minutes de la plage de Dumaluan (péage de 50 pesos par personne). Fortes marées sur cette plage car elle est en pente douce. Beau jardin, grande piscine très propre, personnel particulièrement attentionné et professionnel. Les repas, même s'ils ne sont pas très variés, sont très bons à des prix très corrects. Chambres très calmes, aucun vis-à-vis. Bonne réception wifi. Un distributeur automatique et un 7/11 à proximité. Peu de bons restaurants à proximité, mais Grab facile à Panglao.
Coco Mango's Place : une découverte coup de cœur, à 10 minutes à pied d'Alona Beach. Petite structure de 8 chambres tenue par un couple germano-philippin adorable. Propre, calme, jardin tropical luxuriant, piscine petite mais suffisante. Les chambres donnent sur le jardin avec terrasse privée. 45€ avec excellent petit-déjeuner.
Tamarind : grande chambre avec lit confortable, piscine agréable avec soleil du matin jusqu'à 15h30, à 5 minutes à pied de l'hypercentre d'Alona. Bon hôtel dans l'ensemble.
Bohol Lahoy Dive Resort (Panglao) : pour les plongeurs, emplacement parfait avec centre de plongée intégré. Chambres fonctionnelles mais confortables, piscine, bar sympa pour échanger avec d'autres voyageurs. Personnel passionné qui connaît les meilleurs spots. 50€.
Coco Life Hostel (Panglao) : le meilleur rapport qualité-prix que je connaisse à Bohol. Dortoirs impeccables avec rideaux d'intimité et casiers sécurisés (12€), chambres privées basiques mais propres (25€). Ambiance conviviale, rooftop pour regarder le coucher de soleil, location de scooters sur place. À 5 minutes à pied d'Alona Beach.
À Baclayon
Peacock Garden Resort : si vous voulez échapper aux zones touristiques, cette adresse au milieu d'un jardin botanique est géniale. Architecture inspirée des maisons coloniales espagnoles, restaurant végétarien surprenant, atmosphère zen. 60€ la nuit.
Marqis Sunrise Sunset Resort and Spa : au calme, parfait pour visiter Bohol sur une courte durée comme nous. Les deux piscines de l'hôtel sont vraiment très agréables, avec une magnifique vue mer pour apprécier le coucher du soleil.
À Loboc
Loboc River Resort : l'emplacement de cet hôtel est parfait, juste au bord de la rivière avec une vue incroyable sur la nature environnante. L'établissement dispose d'une grande piscine avec vue sur la rivière et propose de nombreuses activités à des prix très raisonnables : excursions pour voir les lucioles, kayak, massages, etc.
À Anda
Casa Amihan : Corinne écrit : « Casa Amihan est un petit resort de 7 chambres seulement, les pieds dans l'eau. On a vraiment apprécié la tranquillité, la vue mer, les bains devant notre chambre, le bon restaurant, le banka de Joey amarré devant qui nous a emmené deux fois faire du snorkeling, et un personnel charmant et avenant. Une belle adresse. » À savoir : il est à 95 km de l'aéroport de Tagbilaran, l'hôtel organise des transferts.
Paragayo Resort (Anda) : pour ceux qui explorent la côte est, moins fréquentée. Bungalows simples face à la mer (20-30€), restaurant les pieds dans le sable, atmosphère Robinson Crusoé. Parfait pour déconnecter totalement.
Bohol Bee Farm (Panglao) : impossible de passer à côté, c'est devenu une institution. Restaurant bio avec légumes de leur ferme, pain maison incroyable (leur dinner rolls au malunggay sont addictifs), glaces aux fleurs. Vue sur mer époustouflante depuis la terrasse. Comptez 400-600 pesos par personne. J'y retourne à chaque séjour.
Gerarda's (Tagbilaran) : la meilleure cuisine locale traditionnelle de l'île selon moi. Essayez le [à compléter]
Cette partie des Visayas permet de combiner culture, paysages tropicaux, plages et petites îles, avec des ambiances très différentes. Cebu sert de porte d'entrée, tandis qu'Oslob, Camotes et Bantayan permettent de découvrir un visage beaucoup plus naturel de la région.
Cebu (Mactan-Cebu International Airport, CEB) est le deuxième hub aérien du pays : vols directs depuis Manille (1h15, dès 30-50€), et vols internationaux directs depuis plusieurs villes asiatiques.
Vers Oslob depuis Cebu City : environ 3h de route (bus Ceres Liner ou van privé), sur la côte sud. Vers Oslob depuis Dumaguete (Negros) : c'est en réalité le raccourci le plus rapide si vous arrivez d'une autre île : tricycle jusqu'au terminal de ferry de Sibulan (15 min), puis fast craft (Quadro Alas) ou RoRo (Maayo Shipping) jusqu'à Liloan ou Santander (20-30 min), puis bus jaune Ceres ou tricycle jusqu'à Oslob (20 min). Beaucoup plus direct que de repasser par Cebu City.
Vers les Camotes : ferry depuis trois points d'embarquement.
Vers Bantayan : Hagnaya ⇄ Santa Fe (Bantayan), ferry toutes les heures environ, 1h30 de traversée. Hagnaya est à environ 4h de route au nord de Cebu City.
À Cebu City et Mactan : Grab est fiable et couvre bien la zone, plus simple que le taxi pour éviter les arnaques au compteur. Pour les longs trajets terrestres, repérez le North Bus Terminal (SM City), la vraie porte d'entrée vers le nord de l'île. À Oslob : les tours requins-baleines et cascades s'organisent facilement sur place ou en excursion depuis Cebu City ; tricycle pour les courts trajets. Aux Camotes : habal-habal (moto-taxi) entre 50-150 PHP selon la distance ; location de scooter conseillée si vous restez plus d'une journée, les routes sont globalement correctes entre Pacijan et Poro. À Bantayan : scooter (env. 300-400 PHP/jour) pour explorer Santa Fe, Bantayan town et Madridejos ; tricycle pour le centre.
Cebu City et Mactan : la ville et son pont vers l'aéroport. Mactan n'est pas qu'un point de transit : c'est aussi la « Resort City » du sud, avec ses hôtels haut de gamme, sa scène gastronomique (front de mer d'Il Corso) et le nouveau hub « vibe Miami » de Mactan Newtown.
Oslob : sud de l'île, requins-baleines à Barangay Tan-awan (Cebu City ou Dumaguete comme point de départ selon votre itinéraire), à nuancer pour des raisons éthiques (nourrissage artificiel controversé, voir encadré ci-dessous). Cascades de Tumalog à proximité immédiate, cascades de Kawasan à Badian (canyoning) un peu plus au nord. Sumilon Island : à quelques minutes de bateau d'Oslob, île à la fois publique et privatisée, célèbre pour son lagon et sa sandbar qui change de forme selon les marées ; à enchaîner juste après les requins-baleines (8h-8h30) pour éviter l'arrivée massive des vans de tours organisés.
Olango Island : à 5 km à l'est de Mactan (bateau depuis le quai près du Movenpick, départs à l'heure), rustique et sous-développée, sanctuaire ornithologique (meilleure période : novembre-février pour les oiseaux migrateurs), snorkeling et mangroves.
Camotes (Pacijan, Poro, Ponson) : îles satellites tranquilles, Santiago Bay (sable blanc), Lake Danao (kayak, tyrolienne).
Bantayan : île plate au nord, plages étendues (Kota Beach, Sugar Beach), kitesurf, ambiance décontractée, moins prisée par les groupes organisés que Boracay.
Encadré : Oslob, la controverse des requins-baleines
Le spot est mondialement connu, mais son fonctionnement repose sur le nourrissage quotidien des requins par les guides, ce qui les sédentarise et modifie leur comportement naturel d'espèce migratrice : la pratique reste vivement critiquée par les associations de protection marine. Fait notable et récent : en mai 2026, les requins-baleines ont totalement disparu du site pendant 4 jours d'affilée (22-26 mai), rappelant que la « garantie à 99% » vendue aux touristes n'est pas si absolue. Pour une expérience plus respectueuse de la biologie de l'animal (sans nourrissage), Leyte et Donsol (Sorsogon, Luzon) restent des alternatives plus éthiques, bien que moins accessibles depuis les Visayas centrales.
Mactan
Pour un séjour un peu plus haut de gamme avant ou après un vol, le secteur de Maribago et Mactan Newtown concentre les meilleures adresses.
Camotes
Santiago Bay Garden and Resort (Santiago Bay) : emplacement direct sur la plage la plus réputée de l'archipel, bon rapport qualité-prix pour la région, cadre familial.
Bantayan
À Santa Fe : Kota Beach Resort, réputé pour son calme et sa plage préservée ; en option plus intimiste, Amihan Beach Cabanas (jardin, plage privée) ou, en milieu de gamme confortable, Ogtong Cave Resort, niché dans la verdure avec une grotte-piscine naturelle sur place.
Oslob
Peu d'hébergements de charme sur place, beaucoup de voyageurs visitent en excursion à la journée depuis Cebu City ou Dumaguete plutôt que d'y dormir.
Cebu City : la scène lechon (cochon de lait rôti) est incontournable. CnT Lechon est une institution locale, considérée par beaucoup comme la meilleure de l'archipel.
Bantayan : plusieurs bonnes tables réparties entre Santa Fe et Bantayan town, en général adossées aux resorts (fruits de mer frais, cuisine locale simple) ; le night market de Santa Fe est une option conviviale et bon marché.
Camotes : options limitées mais correctes autour de Santiago Bay et Consuelo, essentiellement dans les resorts. [à compléter avec vos adresses testées]
Siquijor est une petite île que nous avons particulièrement appréciée pour son atmosphère détendue, sa végétation tropicale et son caractère encore relativement préservé. On y vient pour les plages et les eaux turquoise, mais aussi pour découvrir une île qui possède une identité très particulière.
La côte autour de San Juan et Tubod est particulièrement agréable, avec de beaux couchers de soleil et des fonds marins facilement accessibles. Au Tubod Marine Sanctuary, quelques coups de palmes depuis la plage suffisent pour observer de nombreux poissons tropicaux, des coraux et parfois des tortues. C'est l'un de nos meilleurs souvenirs de snorkeling aux Philippines.
L'île se découvre facilement en scooter, en tuk-tuk ou avec un chauffeur. Une journée permet déjà d'en voir plusieurs facettes : Pitogo Cliff, impressionnante falaise dominant une eau translucide ; l'Enchanted Balete Tree, immense arbre ancien au pied duquel se trouve un bassin naturel utilisé comme fish spa ; Lazi Church et son ancien couvent, aujourd'hui transformé en musée ; Salagdoong Beach et, bien sûr, les célèbres Cambugahay Falls, succession de bassins turquoise au milieu de la végétation.
Paliton Beach, près de San Juan, offre une ambiance plus sauvage et constitue également un joli endroit pour profiter du coucher du soleil.
Mais Siquijor est aussi connue dans toutes les Philippines comme l'île des guérisseurs et des légendes. Les mananambal, guérisseurs traditionnels, utilisent plantes, massages, fumigations et rituels transmis de génération en génération. Nous avons visité Balay Paha-Uli pour mieux comprendre ces pratiques, sans participer nous-mêmes à un rituel. Si cette tradition vous intéresse, mieux vaut demander à votre hébergement de vous indiquer un guérisseur reconnu plutôt que de choisir au hasard un stand proposant potions et amulettes : l'expérience sera généralement plus authentique et plus respectueuse de cette tradition locale.
Nous sommes arrivés à Siquijor en ferry depuis Tagbilaran, sur l'île de Bohol. La traversée dure environ deux heures ; lorsque c'est possible, la classe Business est nettement plus confortable.
Nous sommes restés 11 nuits sur l'île, ce qui nous a permis de découvrir plusieurs hébergements et différentes ambiances.
Notre coup de cœur reste Coco Grove Beach Resort, installé directement sur la plage de Tubod. Malgré son statut de resort, nous l'avons trouvé d'un excellent rapport qualité-prix lors de notre séjour : plusieurs piscines, une belle plage et surtout un accès direct au sanctuaire marin. C'est un endroit où l'on peut facilement passer plusieurs jours sans avoir envie de sortir.
Nous avons également apprécié Nakabalo, perché dans les hauteurs, pour sa superbe piscine à débordement et sa vue sur la mer, particulièrement belle au coucher du soleil. Les hébergements y sont cependant plus rustiques.
Makadaleau, petit établissement moderne créé par un jeune couple français, nous a laissé une très bonne première impression de l'île, tandis que Pure Yang offre une ambiance simple et décontractée et une belle vue depuis les hauteurs.
Pour visiter l'intérieur de Siquijor, nous avions pris un chauffeur-guide, Andren Duran, qui nous a accompagnés pendant une demi-journée. Une bonne solution si, comme nous, vous ne souhaitez pas parcourir l'île en scooter.
Siquijor mérite plus qu'une excursion rapide. Beaucoup de voyageurs y restent deux ou trois nuits ; nous conseillerions plutôt 4 à 6 nuits pour combiner découverte de l'île, snorkeling, plages et quelques journées sans programme.
Ce qui nous a surtout plu est ce mélange assez rare : une île tropicale agréable à vivre, de beaux fonds marins, des paysages encore peu urbanisés et une culture locale singulière liée aux guérisseurs et aux croyances traditionnelles.
Pour nous, Siquijor fait partie des îles à ne pas manquer aux Philippines.
Il n'y a pas d'aéroport commercial sur l'île, on y arrive uniquement par ferry.
Nous prenons des billets en classe business, ce qui nous permet d'être à l'étage avec moins de monde. La traversée coûte une vingtaine d'euros. Au port à l'arrivée, il faut prendre un tuk-tuk qui met une vingtaine de minutes pour arriver à San Juan.
Lors de l'attente au port, il y avait une messe dans la salle d'attente, à proximité des masseurs aveugles qui, avant chaque départ de bateau, chantent et font la quête.
L'île est petite et le réseau routier circulaire correct : la location de scooter (environ 350-400 PHP/jour) est la solution la plus pratique et permet de combiner plages, chutes et falaises en une journée. Gardez votre permis international sur vous, les contrôles sont fréquents et le casque est obligatoire, l'amende pouvant atteindre 3000 PHP. Astuce budget : les distributeurs sont rares hors de Siquijor Town, prévoyez du cash avant de partir explorer l'île.
San Juan : c'est le secteur où nous vous conseillons de résider, car c'est le secteur le plus animé, avec hébergements et restaurants concentrés, proche de belles plages (Paliton) et des Cambugahay Falls, que nous vous encourageons de visiter avant 10h, tant que la lumière traverse encore la canopée et donne aux bassins leur fameuse couleur turquoise.
Lazi : plus local et tranquille, église UNESCO et couvent de San Isidro Labrador (l'un des plus anciens des Philippines), proche des chutes.
Maria (côte est) : secteur calme, point d'accès à Salagdoong Beach : vérifiez la marée avant de vous y rendre, le saut depuis le promontoire ne se fait qu'à marée haute et l'info est rarement affichée sur place.
Siquijor town et Larena : port principal, peu touristique, surtout un point de passage.
Bon à savoir : si San Juan est trop agitée à votre goût, direction l'est ou le sud-est de l'île (Minalulan, Tulapos) pour une mer d'huile et beaucoup moins de monde.
San Juan
Coco Grove Beach Resort, valeur sûre en bord de plage avec plusieurs restaurants sur place. Sur la magnifique plage de Tubod avec sanctuaire marin, il suffit de mettre des palmes et de nager un peu pour voir une quantité de poissons de toutes les couleurs. Le check-in est à 15 heures, donc nous sommes allés à la piscine en attendant, en laissant notre valise à la réception. Chambre 202 dans l'établissement principal, donc au 1er étage, parfaite pour le prix (82€).
Makadal'eau, tenu par un jeune couple de Français, Danilo et Laura, et leur bébé Mario. Bon dîner à côté. Et bonne nuit dans cet hôtel moderne et récent.
Pure Yann : bel hôtel sans piscine tenu par un Allemand marié à une Philippine. Petite chambre propre et confortable, très belle vue du haut de l'hôtel. Cuisine collective, pas de petit-déjeuner.
Nakabolo, que j'ai réservé en direct sur leur site, tenu par un Français. C'est le propriétaire de Pure Yann qui nous a accompagnés, car c'est à 500 m. Vue absolument somptueuse avec une piscine à débordement. Nous y avons bien déjeuné, puis pris possession de notre chambre en extérieur bambou, sombre, en duplex avec sanitaires au rez-de-chaussée.
Pour un budget plus serré, plusieurs petites structures simples et propres type Mhari Bungalows, en plein centre, à distance de marche des restaurants et de la plage.
Paliton (San Juan)
Casa Paliton, proche d'une des plus belles plages de l'île, recommandé pour le coucher de soleil.
Lazi / Salagdoong
Options plus rares et locales, à privilégier si vous cherchez le calme plutôt que l'animation de San Juan.
San Juan concentre l'essentiel de l'offre : Dagsa Restobar (ambiance sous un balete reconstitué, plat conseillé : le sinuglaw), Baha Ba'r et Dolce Amore pour une cuisine plus internationale.
Arroy makmak : restaurant thaïlandais, bon et très sympa, sur la plage.
À Paliton, Dolce Amore est bon et cher ; nous n'avons pas aimé la partie hôtel, mais l'ambiance du restaurant est très sympa.
Luca Loko pour des bowls sains et des smoothies.
Pour le coucher de soleil, Bitaog Restaurant ou Habagat Hideaway sont bien situés.
Lazi : Twenty4 Restaurant and Burger Bar, simple et convivial.
Cette partie de Negros est surtout intéressante pour Apo Island, l'un des sites marins les plus réputés des Philippines, tandis que Dumaguete constitue une base agréable et facile pour explorer la région.
Dumaguete est une petite ville universitaire tranquille, agréable pour une étape, avec son front de mer, ses cafés et une ambiance beaucoup moins touristique que Cebu.
Aéroport de Dumaguete-Sibulan (DGT) : vols directs depuis Manille et Cebu (Cebu Pacific, environ 35-45 min depuis Cebu, 1700-6000 PHP).
Par ferry : Liloan (Santander, sud de Cebu) → Sibulan, traversée courte (environ 20-30 min), très fréquente : l'option la plus utilisée pour rallier Negros depuis Cebu par la route sud.
Pour Apo Island : bangka depuis Malatapay ou directement depuis Dumaguete, généralement via un tour organisé (plongée ou snorkeling) plutôt qu'en accès libre.
Le trisikad (tricycle à pédale) et le tricycle motorisé couvrent bien la ville, très bon marché. Location de scooter possible pour explorer au-delà (Twin Lakes, Casaroro Falls). Jeepneys pour les liaisons plus longues vers le sud de l'île.
Dumaguete : ville universitaire, point d'appui logistique, Rizal Boulevard animé le soir, bonne offre de cafés et petits restaurants.
Apo Island : sanctuaire marin, tortues, plongée ou snorkeling en excursion à la journée, peu d'hébergement sur l'île même, la plupart des visiteurs viennent depuis Dumaguete ou Malatapay. [à compléter si autres secteurs de Negros visités : Bais (dauphins), Sipalay, etc.]
Rizal Boulevard
Hotel Dumaguete ou The Henry Resort Hotel, bien situés, proches du port et des restaurants du boulevard ; Lighthouse Point Hotel, bien noté pour son restaurant et son calme.
Bon à savoir : on peut laisser ses bagages en consigne à l'hôtel Arrietta, à 5 minutes en tuk-tuk du ferry.
Rizal Boulevard : Sans Rival Bistro (le sans rival, gâteau signature de Dumaguete, y est une institution locale), Lantaw Native Restaurant en bord de mer avec une belle carte pas très chère, Harolds Rooftop Cafe pour la vue, Hayahay Treehouse Bar and Restaurant en bord de mer pour l'ambiance soirée. Casablanca Restaurant et Lab-As Restaurant pour la cuisine philippine et les fruits de mer.
Panay permet de combiner patrimoine, îles sauvages et plages exceptionnelles dans un même voyage. Iloilo apporte la dimension culturelle, Gigantes le côté plus sauvage et Boracay le séjour balnéaire confortable.
Iloilo (Iloilo International Airport, ILO) : vols directs depuis Dumaguete, Manille et Cebu, bien desservi.
Notre avis : pas indispensable, sauf si vous avez une raison professionnelle d'y séjourner, beaucoup de centres commerciaux.
Vers les Islas de Gigantes : route vers Carles ou Estancia (nord d'Iloilo, environ 2h à 3h30 selon le point de départ, également accessible depuis Roxas City ou Boracay), puis bangka (environ 1h) depuis le port de Bancal ou Carles ; logistique à anticiper, peu de rotations quotidiennes.
Notre avis : si vous êtes dans le coin.
Vers Boracay : l'accès aérien classique se fait désormais via Clark plutôt que Manille (restriction turboprop NAIA depuis mars 2026), vol vers Caticlan ou Kalibo, puis courte traversée en bangka jusqu'à l'île (jetée de Cagban ou Caticlan selon la saison).
Notre avis : pas très authentique.
À Iloilo City : jeepneys, tricycles, et Grab bien implanté pour se déplacer facilement en ville.
Gigantes : essentiellement à pied ou en tricycle sur les îles principales ; les tours d'île en île se réservent sur place au port de Carles ou via l'hébergement. Pas d'électricité 24h/24 dans une partie de l'archipel (générateurs diesel), à anticiper si vous êtes sensible au confort.
Boracay : tricycles et e-trikes sur toute l'île depuis la fermeture de 2018 (les scooters privés y sont désormais très encadrés).
Iloilo City : cité créative de gastronomie UNESCO, à ne pas réduire à son aéroport. Quartier historique de Calle Real, Iloilo River Esplanade, Molo Church et Molo Mansion valent le déplacement, puis tuk-tuk pour Plaza Market pour manger un patchoy chez Nanthon, et visite de la cathédrale de Jaro.
Islas de Gigantes (Gigantes Norte et Sur) : le nord (Gigantes Norte, notamment les barangays Granada et Asluman) concentre la majorité des hébergements. Le sud (Gigantes Sur) est plus tranquille, avec Antonia Point Beach et sa « Mini Boracay » (plage de sable blanc fin). Le site le plus iconique reste Cabugao Gamay (« Selfie Island »), langue de sable avec un escalier en bois menant à un point de vue panoramique : c'est l'image que l'on voit sur toutes les cartes postales de l'archipel. L'île est surnommée la « capitale des coquilles Saint-Jacques » du pays ; comptez les montagnes de coquilles vides devant chaque maison, témoin de l'économie locale.
Boracay : White Beach, très touristique, fermée 6 mois en 2018 pour surfréquentation, aujourd'hui réhabilitée mais toujours symbole du tourisme de masse philippin.
Iloilo City
Hébergements concentrés autour de Calle Real et du quartier d'affaires, pratique pour explorer la ville à pied.
Nous aimons l'hôtel Del Rio, vieil et bel hôtel 3 étoiles construit en 1965 au bord de la rivière. Très bel hall avec DAB, personnel agréable et efficace, grande chambre.
Gigantes
Solina Beach and Nature Resort, bien positionné pour explorer l'archipel ; options plus simples type Damires Hills, avec petit-déjeuner inclus et ambiance familiale ; pour les plus aventureux, hébergement en tente à Antonia Beach ou Cabugao Gamay, ou homestay à Gigantes Sur.
Iloilo City : Tatoy's Manokan & Seafood, institution locale pour le poulet grillé et les fruits de mer ; Breakthrough pour du seafood généreux ; pour la spécialité locale, ne pas manquer la La Paz Batchoy (quartier de La Paz) et le pancit Molo.
Gigantes : offre limitée, essentiellement dans les hébergements ; misez sur les fruits de mer ultra-frais et les coquilles Saint-Jacques locales, nettement moins chères qu'à Iloilo, Roxas, Manille ou Boracay.
Notre avis : nous n'avons pas dû tester les meilleurs restaurants.